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L'évolution du monde, qu'on le veuille ou non,
est constamment marquée par le phénomène
«guerre et paix » entre les nations. Malgré
la désarticulation du système bipolaire,
consécutive à l'effondrement de la puissance
soviétique, la vie internationale reste dominée
par les rapports de force. Mais, le fragile équilibre
de ces rapports de forces peut, à tout moment,
basculer dans telle ou telle région du monde
et déboucher sur l'instabilité, la violence
ou la guerre.
Dès lors, chaque nation, chaque Etat, est fondé
à se doter d'un système de défense
pour assurer, dans un cadre individuel ou collectif,
sa sécurité.
La sous-région ouest-africaine continue d'être
secouée par des conflits armés qui ont
causé de nombreuses pertes en vies humaines notamment
des femmes et des enfants, des déplacements de
populations, la destruction des infrastructures, toutes
situations qui entravent les efforts de développement. La
prolifération anarchique et la circulation illicite
d'armes légères constituent non seulement
une menace réelle pour la sécurité
nationale et sous-régionale, mais elles alimentent
également les conflits et entraînent la
recrudescence du banditisme et de la criminalité
trans-frontalière.
Ces conflits et leurs conséquences sont un obstacle
majeur aux objectifs d'intégration et de développement
de la CEDEAO. La FES apporte son soutien à la
réflexion pour le renforcement de l'engagement
des Etats de l'Afrique de l'Ouest à prendre en
charge les problèmes de sécurité
et de défense tels qu'ils se posent face aux
risques d'une instabilité perpétuelle
.
Son action vise à encourager les états
membres à coordonner leurs actions respectives
de maintien de la sécurité et de préservation
de la paix sociale, gage de prospérité
et d'intégration sous-régionale en Afrique
de l'Ouest.
L'importance que la FES attache à cette question
s'est traduite par l'ouverture d'un bureau régional
chargé des questions de sécurité
et de défense .
Ce bureau, basé à Abuja (Nigéria)
travaille en étroite
collaboration avec la CEDEAO.
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